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Le gouvernement ivoirien est vraiment décidé à ne pas laisser impunis les auteurs des violences perpétrées lors du vote référendaire du dimanche 30 octobre dernier. Cette fermeté, le ministre de l’Economie numérique et de la poste et porte parole du gouvernement, l’avait affichée, à l’issue du dernier conseil des ministres du jeudi 3 novembre. « Le ministère de l’Intérieur dispose suffisamment de preuves pour engager des poursuites », avait lâché Bruno Koné. Joignant l’acte à la parole, des poursuites sont effectivement engagées contre les auteurs des casses d’urne et autres déchirements de bulletins de vote, lors du scrutin du dimanche. « Les investigations se poursuivent afin que toutes les personnes ayant participé aux violences lors du scrutin référendaire du dimanche 30 octobre dernier, répondent devant les juridictions compétentes, a annoncé, samedi, dans un communiqué le ministère ivoirien de la Justice.
Selon le communiqué du directeur de cabinet adjoint du ministre de la Justice « des militants proches de certains partis politique se sont rendus sur des lieux de vote pour empêcher leurs concitoyens d’exercer leur droit. Ces personnes, déplore le ministère, ont ainsi saccagé des bureaux de vote. Elles ont détruit des installations électorales et emporté des urnes dans certaines localités. Ces faits d’une particulière gravité ont donné lieu à l’ouverture de plusieurs enquêtes judiciaires notamment dans le ressort des Cours d’appel d’Abidjan et de Daloa. Certaines personnes soupçonnées d’avoir participé à ces actes de violence ont été arrêtées et des informations judiciaires sont en cours à leur encontre », précise encore le communiqué. Déjà dans le cadre de ces enquêtes, des responsables politiques du front du refus et de la coalition du non qui ont lancé des mots d’ordre de boycott ayant conduit à ces actes, ont été entendus avant d’être libérés. Mamadou Koulibaly, président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) et Abou Drahamane Sangaré des « Gbagbo ou rien » ont été interpellés, vendredi dernier par la police avant d’être relâchés. Mais comme le précise le ministère de la Justice « les investigations se poursuivent afin que toutes les personnes ayant participé à quelque niveau que ce soit à ces infractions en répondent devant les juridictions compétentes ».

A.K.