Côte d’Ivoire / « Il n’y a aucun mal à se faire enrôler sur une liste électorale », selon la société civile ivoirienne
Le Forum des organisations de la société civile ivoirienne (Forsci) a fait le bilan de ses activités, ce jeudi 31 mai à Cocody au cours d’une conférence de presse.
Mme Pulchérie E. Gbalet, présidente du Forum des organisations de la société civile ivoirienne (Forsci) a animé une conférence de presse, hier jeudi 31 mai 2018 à Cocody- Soghefia. Il s’agissait pour le Forsci de faire le bilan à mi-parcours de son projet pour « la réconciliation nationale: zéro violence en 2020 ». Cette occasion a été saisie par la présidente pour se prononcer sur le mot d’ordre relatif au boycott du processus d’inscription sur la liste électorale lancé par un groupement politique. « Il faut aller se faire enrôler. Il n’y a aucun mal à aller se faire enrôler sur une liste électorale. Il n’y a pas d’inconvénients. L’enrôlement est un acte civique », a-t-elle dit. Elle a fait remarquer que sa présence sur une liste électorale n’est un signe de soutien à tel camp ou à tel autre. « Avoir son nom sur la liste électorale ne veut pas dire qu’on soutient tel candidat ou qu’on ira forcement voter (...) Il faut penser à la Côte d’Ivoire et à l’avenir de nos enfants », a invité Mme Gbalet. Elle a souhaité que la paix revienne totalement en Côte d’Ivoire. Selon elle, les politiciens ivoiriens ne sont pas cléments : « Toutes les actions en faveur d’une décrispation réelle et d’une vraie réconciliation entre les filles et fils de ce pays sont restées inopérantes. La responsabilité à tous les niveaux est partagée », a-t-elle souligné avant de tirer la sonnette d’alarme : « Certaines questions cruciales n’ont pas trouvé de réponse et des menaces planent ». C’est pourquoi, la présidente du Forsci a estimé que chacun doit à son niveau œuvrer pour la paix en Côte d’Ivoire : « Il nous faut taire nos égos afin de privilégier l’intérêt supérieur de la nation car nous avons un seul bien commun : La Côte d’Ivoire (…) il faut désarmer les cœurs et les esprits ». Cette recommandation lui a été faite, a-t-souligné, après 6 mois d’intenses échanges avec les populations de Treichville, Bouaké, Koumassi Ferkéssédougou, Ghana, Abobo, Koumassi, Anyama… Le Forsci va poursuivre ses rencontres pour sensibiliser les Ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire et continuer à œuvrer pour la paix.
Y. C.





