Côte d’Ivoire / « Quel mal y a-t-il à interpeler un gouvernement sur la nécessité de mieux gérer la politique migratoire et sécuritaire du pays ? », interroge Alain Lobognon
Le Groupe parlementaire Agir pour le peuple dénonce la manifestation d'un groupe de jeunes devant la résidence du Président Henri Konan Bédié suivi d'acte de fétichisme.
DECLARATION
Ce mardi 11 juin 2019, une horde de jeunes affirmant agir pour le compte du RHDP, a assailli les alentours du domicile de son Excellence Henri Konan BEDIE, Président du PDCI-RDA, ancien Président de la République de Côte d’Ivoire.
Cette action non autorisée par les autorités compétentes et d’une rare violence, s’est déroulée dans la foulée de la Conférence de presse organisée par le RHDP, au cours de laquelle les ministres Kouassi Adjoumani et Touré Mamadou se substituant à la Justice ivoirienne, ont brandi la menace pénale suite à la dénonciation par le Président Bédié, des faits relatifs aux conflits intercommunautaires, à l’orpaillage clandestin et à la fraude sur la nationalité ivoirienne.
Le MVCI (Mouvement pour la promotion des Valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire) note qu’en dépit du caractère totalement illégal de cette manifestation, aucune action n’a été entreprise par les forces de l’ordre pour l’empêcher.
Le MVCI s’interroge sérieusement sur l’inaction des forces de l’ordre et par ricochet, du gouvernement, face à ce non-respect flagrant de loi régissant les manifestations sur la place publique en Côte d’Ivoire. Cette loi serait-elle abrogée quand il s’agit des manifestations violentes non autorisées du Parti au pouvoir ? Est-il désormais possible de manifester sans autorisation, y compris devant le domicile du Président du RHDP, le Docteur Alassane Ouattara ?
Les Ivoiriens sont en droit d’attendre une réponse du régime en place pour éviter que d’autres manifestations d’hostilité aient lieu devant la résidence de tout responsable de Parti politique en Côte d’Ivoire.
Le Parti au pouvoir veut-il livrer le Président Bédié à la vindicte populaire ? Quel mal y a-t-il à interpeler un gouvernement sur la nécessité de mieux gérer la politique migratoire et sécuritaire du pays ? Dans quel complexe le RHDP veut-il enfermer les Ivoiriens en les empêchant d’aborder en toute lucidité des problèmes causés par certains étrangers en Côte d’Ivoire ?
Le MVCI prend à témoin les chancelleries membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (USA, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine), l’Union Européenne, l’Union Africaine et les pays membres de la Cedeao, et les invite à constater le net recul démocratique en Côte d’Ivoire à travers la remise en cause de la liberté d’expression, du droit à la sécurité, à la quiétude et à la vie privée, et à travers les violations répétées de la Constitution.
AGIR POUR LE PEUPLE, NOTRE DEVOIR !
Fait à Abidjan, le 12 Juin 2019
Pour le MVCI
Le Porte-parole et Vice-Président
Alain LOBOGNON





