Droits de l’Homme / Torture : Les Médiateurs africains se forment sur les mécanismes de prévention
Un atelier de formation sur les mécanismes de prévention de la torture se tient, depuis ce jour à Grand-Bassam. Il est organisé par l’Institut International des Ombudsman(II0), l’Association des Ombudsman et Médiateurs Africains(AOMA) et l’Association pour la Préventions de la Torture(APT). Cet atelier vise à renforcer les capacités des Ombudsman et Médiateurs Africains ainsi que celles de leurs collaborateurs dans le domaine des droits de l’Homme en particulier sur la question de la torture. 21 délégations de 21 pays et 15 Médiateurs sont présents pour prendre part à cette session de formation à Grand-Bassam. Pour Jeannot Kouadio Ahoussou, ministre chargé du dialogue politique et des relations avec les institutions, représentant le Premier ministre, « cet atelier contribuera sans nul doute, à construire la société nouvelle à laquelle nous aspirons tous, une société qui préserve les droits de l’Homme et les respecte ». « Cet atelier de formation sur les mécanismes de prévention de la torture, offrira l’occasion de réfléchir à nouveau sur la thématique de la torture qui gagne en intensité surtout dans les périodes de crises comme celles que traverse notre sous-région et d’interpeller les dirigeants africains sur les méfaits de ces pratiques dont le caractère dégradant, inhumain et cruel n’est plus à démontrer », a émis Jeannot Ahoussou, à l’ouverture de l’atelier. Pour le Médiateur de la République de Côte d’Ivoire, Cet atelier doit amener les Ombudsman et les Médiateurs africains à s’intéresser à la question des droits de l’Homme. Ils sont confrontés aux mêmes défis et partagent les mêmes préoccupations sur les droits des Enfants. Les Médiateurs et Ombudsman africains seront des personnes bien informées sur les mécanismes de prévention de la torture », a déclaré N’golo Coulibaly. Jeannot Ahoussou a indiqué que s’agissant de la question de la torture, le gouvernement ivoirien a entrepris de nombreuses actions notamment la réforme des codes usuels pour une harmonisation de leurs dispositions aux normes et standards internationaux en matière de torture, l’organisation de renforcement tous azimuts de capacités des forces de sécurité sur la prévention de la torture, l’abolition de la peine de mort, l’interdiction de « l’esclavage, le travail forcé, les traitements inhumains, cruels et dégradants, la torture physique et morale ».
A.K.





