56_eden-kodjo.png

L’ex-Premier ministre togolais Edem Kodjo exhorte la jeunesse africaine à la prise de conscience pour donner à l’Afrique la place qui est la sienne dans le concert des nations. Auteur du livre « … Et demain l’Afrique ». Edem Kodjo panse les maux du continent africain relevés, il y a trente ans, dans l’ouvrage édité en 1985 et réédité aux éditions Nei-Ceda. 

L’ancien Secrétaire Général de l’Organisation de l’unité Africaine (OUA) aujourd’hui Union Africaine (UA) a expliqué les mobiles de sa sortie livresque. Qui, aux yeux des observateurs du monde littéraire paraît prémonitoire. Son œuvre publiée dans un premier temps en 1985, dépeint l’image d’une Afrique enchaînée en proie à une impuissance  économique. 30 ans après la publication de son ouvrage, l’auteur se donne raison en présentant le continent noir malade de sa politique instable.

Toutefois, l’actuel président de  la Fondation Paxafricana, membre du groupe des sages de l’Union Africaine ne croise pas les bras face à la paupérisation de son continent. Il croit dans son œuvre que l’Afrique a des progénitures prometteuses. Pour lui, le berceau de l’humanité connaîtra un essor meilleur avec création de la fédération des Etats africains.

Ce panafricaniste à souhait, soutient mordicus que l’Union africaine est loin d’être « vieillotte ».  A la lecture de son œuvre, il ressort que la construction d’une grande nation africaine se fera dans la paix, autour des discussions empreintes d’alliances. Le cas de l’Allemagne précédemment assujettie par la Grande Bretagne et de l’Italie est une école pour l’écrivain togolais.

Ce livre au programme de certaines écoles est une aubaine pour la jeunesse africaine exhortée à contribuer au débat quant au développement de leur continent. D’où l’appel lancé par l’écrivain Ahmadou Hampâté Bâ. « Certains croiront que mon souhait est folie. D’autres l’estimeront bien modeste ambition. Pour moi-même, cependant, il n’est de plus grand but que puisse s’assigner un homme sur cette terre », a-t-il indiqué à l’introduction de l’œuvre. Qui, somme toute, appelle à un éveil de conscience des Africains.

Fatima Grâce