En visite à Abidjan / Amina Mohamed, ministre des Affaires étrangère du Kenya « La démocratie est en train de s’enraciner en Afrique »
La ministre des Affaires étrangères de Kenya est en visite à Abidjan. Dans le cadre de sa campagne pour la présidence de la commission de l’Union Africaine.
Au cours d’une rencontre que Amina Mohamed(photo) a eue avec les étudiants de l’Ecole de commerce et de gestion(ECG) à Marcory, en présence des responsables, elle a fait le constat que « l’Afrique est à la veille de son décollage économique et que la démocratie est en train de s’enraciner sur le continent ».
« L’Afrique est à le veille de son décollage économique. Les guerres civiles que nous avons connues, ont refermé sauf quelques cas en République Centrafricaine, au Sud Soudan et en Somalie. La démocratie est ben train de s’enraciner sur notre continent. Il y a le cas de la Gambie qui vient d’avoir un nouveau président, le président angolais Dos Santos qui a annoncé qu’il ne se représentera plus en 2017. Le Ghana est en élection présidentielle et bientôt ce sera le tour de mon pays », a déclaré la candidate à l’UA.
Donnant les clés de la réussite de l’Afrique, la diplomate kényane a présenté les défis à relever pour atteindre cet objectif. «L’Afrique a d’énormes ressources minières non exploitées, des espaces non cultivés, la population est jeune et croit rapidement. Mais nous dépendons trop de l’agriculture et donc de la pluie. Et quand elle ne vient pas, on a recours à l’aide humanitaire. Il y a également la question de la paix et de la sécurité. Sans paix ni sécurité, les efforts de développement sont vains », a-t-elle fait savoir aux étudiants.
Pour la candidate, les priorités sont nombreuses. Il y a l’industrialisation qui va permettre de créer beaucoup d’emplois et d’éradiquer la pauvreté. « Nous pouvons utiliser l’agriculture comme point d’entrée dans l’industrialisation », a suggéré la diplomate. En deuxième priorité, Amina Mohamed a indiqué le commerce et l’investissement.
« Il faut avoir un libre mouvement des personnes et des biens. Il faut supprimer les barrières, les visas pour que les jeunes puissent se déplacer. Nous avons un grand marché, nous devons le développer. Nous n’avons pas besoins d’autres marchés », a estimé la candidate à l’Union Africaine.
Avant elle, le président du Conseil d’administration de l’école, Nazaire Gnounongbe, s’est dit honoré du passage de la ministre kényane dans son établissement.
A.K.





