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L’Ivoire golf club d’Abidjan abrite depuis, hier la deuxième conférence des parties (Cop2) à la convention de Bamako. Au menu des échanges la problématique de la gestion des déchets dangereux et radioactifs en Afrique.

« Une plateforme pour une Afrique sans pollution », tel est le thème du séminaire qui se tient du 30 au 1er février 2018. L’objectif de cette Cop2 et plus particulièrement de la convention de Bamako est l’interdiction d’importation des déchets toxiques sur le continent africain. Mieux encore, les Africains veulent donner un message fort au reste du monde : l’Afrique n’est pas une poubelle. Mais cet objectif ne peut être atteint sans une volonté réelle des pays africains car longtemps, les beaux discours ont primé sur les actions concrètes. La deuxième conférence des parties est la tribune par excellence pour faire l’état des lieux de la convention de Bamako, en vue de mieux s’orienter vers une Afrique sans pollution. Ce sera également l’occasion pour les participants d’examiner et de discuter sur les moyens qui permettront de bouter hors du continent ces déchets toxiques qui mettent à mal les populations africaines. Ibrahim Thiaw, directeur exécutif adjoint de Onu-environnement, représentant le secrétariat de la convention de Bamako s’est voulu très clair : « Jamais l’Afrique n’acceptera de servir de dépotoir d’immondices ». Il a fait remarquer que la convention de Bamako est une initiative noble qui mérite l’adhésion de tous les Etats africains, non sans oublier de mentionner qu’il faut trouver un siège à cette faîtière continentale. Keita Aida M’bro, ministre malienne de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, par ailleurs président de la convention de Bamako, a quant à elle, mis en exergue les difficultés de cette convention. A savoir l’adhésion timide des Etas africains, le manque d’engouement au niveau des contributions et le manque de vigilance de certains pays qui facilite l’entrée de ces produits toxiques sur le continent. Elle a indiqué que seul l’union des Etats permettra de lutter contre ce phénomène. Quant à Anne Désiré Ouloto, ministre ivoirienne de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement, elle a signalé que l’importation et le déversement des déchets toxiques en Afrique découle des failles du droit international. Avant d’affirmer : « La convention de Bamako est un outil important et précieux car elle marque la volonté des pays africains de protéger leurs populations au plan sanitaire et environnemental ». A ses hôtes, elle a fait savoir que la Cop 2 constitue une étape pour la relance de la convention de Bamako, afin d’assoir les bases d’une véritable lutte contre la pollution du continent.

M Y.