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Le 17 juillet 2018 marquera le vingtième anniversaire de l'adoption du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour Pénale Internationale (Cpi). En prélude à cet évènement, Nouhoum Sangaré, représentant, chef des bureaux de la Cour pénale internationale (Cpi) en Côte d’Ivoire et au Mali a convié, hier jeudi 12 juillet la presse à un déjeuner débat au Golf hôtel d’Abidjan autour du thème ‘’ Regard et perspectives sur la mise en œuvre du Statut de Rome’’. Le représentant de Fatou Bensouda sur les bords de la lagune Ebrié a expliqué que ce déjeuner avec les hommes de média vise à associer ou du moins à impliquer davantage les journalistes dans la promotion de la justice et la responsabilité pénale. «  La prévention et la lutte contre les crimes graves  ne peuvent se faire sans la presse. Il faut nous aider à mettre  au cœur de nos actions l’intérêt des victimes. La presse dans son ensemble doit se positionner comme un partenaire pour le respect de la personne humaine », a dit Nouhoum Sangaré. «  La Cpi est nécessaire pour lutter contre les crimes atroces ».  Mme Konaté Dindio, auteure et experte sur les questions de la Cour pénale internationale a dans sa communication relevé les insuffisances de la Cpi. Selon elle, l’article 124 du statut est comme un permis de tuer. Elle a déploré aussi le fait que le terrorisme et les crimes environnementaux ne sont pas prévus par le statut. Kanté Lassina, président de la confédération des victimes de la crise ivoirienne (Covici), cette rencontre est une réparation psychologique pour les nombreuses victimes de la crise post-électorale. Pour Mme Konaté, l’irresponsabilité des personnes morales est un frein contre la lutte contre les crimes atroces.  Nouhoum Sangaré a rassuré que la Cpi ne vise qu’à protéger les personnes contre le génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le crime d'agression. L’anniversaire ouvert ce jour, se poursuit jusqu’au 17 juillet.

 

Y .C.