Manifestation anti-3è mandat en Côte d’Ivoire et en Guinée / Y’en a marre et Balai citoyen dans le combat
Les manifestations contre les violations des constitutions pour un troisième mandat vont connaître leur pique les jours à venir.
Les organisations de la société civile africaine ont décidé de se joindre aux mouvements nationaux déjà organisés en Côte d’Ivoire et en Guinée contre le 3è mandat d’Alassane Ouattara et Alpha Condé, a-t-on appris dans l’édition de 6 heures 30 de Rfi, ce mercredi 30 septembre 2020.
« 19 ONG de la Société civile africaine dont "Y'en a marre" au Sénégal et "Balai Citoyen" du Burkina annoncent des manifestations en Afrique contre le 3è mandat de Ouattara et Condé », a-telle annoncé.
D’autre part, la radio mondiale informe que les 2 représentants de l'opposition ivoirienne sur les 3 pourraient démissionner de la Commission électorale indépendante (CEI). Il s'agit d’Alain Dogou (AFD) et Seka Isidore (LMP).
L'Union européenne, quant à elle, a déjà laissé entendre dans une déclaration rendue publique, il y a quelques semaines qu’elle reste « attachée à la limitation à 2 des mandats présidentiels en Afrique de l'ouest ».
En outre, L'ONG "International Crisis Group" indique que pour éviter une crise en Côte d'Ivoire, « il faut un dialogue politique pour reporter les élections présidentielles qui doivent se tenir avec des ajustements au sein de la CEI, du Conseil Constitutionnel et la participation de Soro et Gbagbo au scrutin ».
Selon la radio BBC, le président ivoirien sortant, Alassane Ouattara, veut discuter, après avoir affirmé à plusieurs reprises qu’il tiendrait son élection, le 31 octobre 2020.
« Même si je le voulais, je ne pourrais jamais changer la date des élections », avait-il déclaré devant les populations de Bouaflé, après une visite dans la région de la Marahou, le 26 septembre 2020.
Mais, aujourd’hui, de plus en plus isolé au plan international, le président sortant veut faire une ouverture en appelant à la «discussion» les jours qui viennent. A cet effet, Dominique Ouattara, son épouse, a été dépêchée en France auprès de Macron pour essayer de trouver des compromis afin de reporter la présidentielle d'octobre 2020.
Mais l’heure n’est pas au compromis pour l'opposition qui fait désormais du retrait de la candidature d'Alassane Ouattara de la présidentielle, un préalable à toute discussion.
A.K.





