Journée noire pour les commerçants de la commune de Port-Bouët, dans le district d’Abidjan, précisément pour ceux qui exercent dans le marché annexe en face du grand marché, ce jeudi 1er avril 2021.
En effet, aux premières heures, aux environs de 1h30 du matin, les riverains de Port-Bouët-centre, ont été alertés par le déclanchement d’un incendie au centre commercial Jardin, abritant plus 300 commerces dont environ 200 magasins.
Malgré la promptitude de l’intervention des soldats du feu, les flammes ont tout ravagé sur l’espace. Certes le feu a été circonscrit après 4h de lutte bien acharnée menée par les sapeurs-pompiers militaires appuyés par les soldats du 43ème Bima, mais elle n’a pu empêcher la désolation des commerçants, forcés à admettre la fin tragique de leurs activités en ces lieux. On estime les dégâts à plusieurs centaines de millions de Francs Cfa.
On ne déplore heureusement pas de pertes en vies humaines. Toutefois, on enregistre un blessé grave, évacué d’urgence dans un centre hospitalier pour des soins appropriés. Il s’agirait du gardien des lieux qui, selon les témoignages, ait été grièvement atteint par les fumées, dans sa tentative d’arrêter la fureur des flammes avant l’arrivée des secours.
Encore sous le choc, A.K propriétaire d’un magasin de vente de portables et d’électroménagers est inconsolable, à l’instar de plusieurs victimes.
« Non ! Non ! Non ! Ce n’est pas vrai. Dites-moi que ce n’est pas vrai. Je suis mort », crie-t-il son désarroi. Lui, qui soutient avoir fait le plein de son magasin à la faveur de la période pascale.
Aussitôt informé, les autorités municipales y étaient sur les lieux pour apprécier l’ampleur des dégâts et apporter la compassion de l’équipe municipale dirigée par le député-maire Emmou Sylvestre aux sinistrés. Elles regrettent ce type de sinistre, l’énième du genre en l’espace d’un an dont le bilan le plus récent, fait état de plusieurs magasins brûlés aux façades-est du grand marché, le mois dernier.
En attendant que les conclusions des enquêtes situent les causes exactes de cet incendie, l’hypothèse des branchements électriques anarchiques est avancée par les riverains interrogés sur place. Pour eux, cet incendie est la conséquence de la colonisation anarchique de cet espace, jadis leur jardin public.
Ils dénoncent par ailleurs l’indiscipline notoire des occupants.
« Maintes fois, la mairie a lancé l’alerte relativement aux graves dangers sécuritaires que couraient les commerçants sur cet espace et qui nous faisaient courir, malheureusement cela est tombé dans des oreilles de sourds », clament-ils leur colère.
D.V.K