Région de la Nawa / Législatives 2025 : Nétro Barthélémy, chef central de Méagui, appelle à la paix
Chef central des 60 villages du département de Méagui, depuis le 16 octobre 2005, le capitaine de Police à la retraite, Nétro Barthélémy, par ailleurs président du collectif des chefs des 18 villages d'autochtones et des 42 anciens campements d'allogènes érigés en villages par l'administration ivoirienne, est un acteur clé de la paix et la cohésion sociale dans la région de la Nawa.
Au cours d'échanges à bâtons rompus, le mercredi 26 novembre 2025, l'autorité coutumière a appelé à la paix, à la cohésion entre les filles et fils, et à une campagne électorale civilisée relativement aux prochaines élections législatives du 27 décembre 2025, qui opposeront plusieurs candidats dont ceux du Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda) et du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Il en a profité pour exhorter tous les chefs de cantons, de tribus et des village de la région de la Nawa à être vigilants afin que le syndrome de la violence électorale épargne la région, zone où cohabitent en bonne intelligence autochtones, allochtones, allogènes et des centaines de milliers de ressortissants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) depuis de longues années.
Région cosmopolite, la Nawa, capitale du cacao ivoirien, enregistre des dizaines de candidats à l'assaut des 8 sièges de députés à l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. Buyo, Guéyo, Grand-Zattry, Méagui, Liliyo-Okrouyo et Soubré sous-préfecture et commune en constituent les circonscriptions électorales.
En dehors du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) qui n'est pas dans la course, le PDCI et le RHDP, parti au pouvoir, alignent des candidats, à côté des candidats sans étiquettes politiques qui battent le record. Si l'élection présidentielle du 25 octobre 2025 a enregistré des poches de violence dans certaines circonscriptions de la région, il n'en a pas été de même du département de Méagui. Ici, comme il l'a expliqué, le capitaine Barthélémy Nétro a usé de ses influence, expérience d'ancien policier et des concertations régulières avec les chefs de tous les villages et de communautés pour préserver la paix et la cohésion.
Cas atypique en Côte d'Ivoire, où les étrangers, allogènes et allochtones constituent plus de 85 % de la population, les autochtones bakué ne sauraient contenir toute violence de quelque nature que ce soit. Idem pour les autres départements de la région, qui enregistre un Consulat général du Burkina Faso en raison de l'importance de la communauté de ce pays.
Le chef Barthélémy Nétro donne la recette du ''vivre ensemble'' dans sa circonscription, qu'il invite ses collègues de la région à expérimenter afin de maintenir la paix fragile qui y règne.
« Comme je l'ai dit, a-t-il expliqué, à Méagui, les allogènes et étrangers représentent plus de 85 % de la population. Les Burkinabè sont de loin les plus nombreux, viennent ensuite la communauté Akan avec notamment les Baoulés, et les ressortissants des autres régions de Côte d'Ivoire. Afin de maintenir la paix et la cohésion sociale, nous avons mis en place un collectif des chefs de villages et de communautés à l'intérieur duquel nous débattons de tous les sujets relatifs à la vie communautaire. Même s'il y a mort d'homme, nous arrivons toujours à régler le problème. Un collectif apolitique, sans distinction de religion, d'ethnies, ni de nationalités. C'est cela, la clé de notre quiétude dans le département de Méagui' », a-t-il expliqué.
Au nombre des candidats à la députation dans la circonscription de Méagui, figure René Nétro Tagbo, Vice-président du PDCI, député sortant et président du Conseil régional de la Nawa.
Légende photo : Le Capitaine de Police à la retraite Barthélémy Nétro, Chef central de Méagui, appelle les candidats de la région de la Nawa aux législatives 2025 à une campagne électorale civilisée et au faire-play.
L.N.





