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A l’approche du scrutin législatif du 27 décembre prochain, la candidature du Dr N’dri Eric Didier, fonctionnaire au sein de l’agence onusienne OCHA, suscite une controverse juridique.

En tant que fonctionnaire international, il est soumis aux statuts et règlements internes du système des Nations Unies, lesquels imposent une stricte neutralité politique.

Selon ces textes, un agent des Nations Unies ne peut exercer une fonction politique ou briguer un mandat électif sans avoir préalablement démissionné de son poste. A ce titre, la présence du Dr  Éric Didier N’dri comme député suppléant sur la liste du PDCI-RDA dans la circonscription électorale de Sakassou pourrait être considérée comme une situation d’incompatibilité.

Des sources indiquent que cette candidature a fait l’objet d’une saisine du Conseil constitutionnel, juge des élections, qui devra se prononcer dans les jours à venir sur la recevabilité définitive des listes. Une invalidation éventuelle pourrait concerner la liste du PDCI-RDA à Sakassou, en raison de la présence d’un fonctionnaire international en activité.

Dans le système onusien, les règles d’éthique et de neutralité sont strictes. Tout fonctionnaire d’une agence internationale doit éviter de compromettre la réputation ou l’impartialité de l’institution par une participation directe à des activités politiques nationales. Le non-respect de ces normes peut entraîner des conséquences professionnelles mais également des répercussions sur les formations politiques impliquées.

Le Conseil constitutionnel dira le droit en se fondant sur les textes en vigueur et les obligations spécifiques aux fonctionnaires du système des Nations Unies.

Une correspondance particulière d’Evariste Adou

Analyste politique