Secteur des BTP en côte d’ivoire : La contribution de la certification comme mécanisme de contrôle des infrastructures réalisées
Sous le leadership du président de la République, Alassane Ouattara, notre pays est en chantier. Sur l’ensemble du territoire, nous constatons la réalisation de plusieurs infrastructures socio-économiques, indispensables au développement humain et au bien-être de nos populations respectives avec l’appui technique et financier de nos différents partenaires au développement.
Ses nombreuses réalisations à travers tout le pays sont à saluer par l’ensemble de nos concitoyens à qui elles sont destinées.
Malheureusement, la durabilité de ces nombreuses infrastructures socio-économiques n’est pas toujours de mise. Elles se détériorent avant même que le contribuable n’ait épongé la facture auprès des bailleurs ou des créanciers de notre pays.
Notre pays dispose de nombreuses structures habilitées pour le contrôle des cahiers de charges auprès des différentes sociétés exerçant dans le secteur des BTP à savoir la Direction générale des marchés publics qui attribue les différents marchés publics. Celle-ci devrait être regardante sur la qualité du matériau utilisé par les différentes sociétés. Pour illustrer notre opinion, les bitumes ont une durée de vie de 20 ans à 25 ans au maximum, le constat est amer depuis quelques mois voire des années après la réception des routes, elles se dégradent créant ainsi de nombreux accidents.
Outre, les infrastructures routières, nous constatons aussi un boom au niveau des constructions d’immeubles administratifs et surtout des logements. Hélas le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisation ne joue pas véritablement son rôle, au regard des dizaines de blessés et de nombreux décès enregistrés dans l’effondrement des bâtisses, la qualité des matériaux utilisés par bon nombre de société dans le secteur de la construction ne répondant pas aux normes.
La corruption avérée dans ce secteur vital et indispensable au développement de notre pays doit interpeler nos décideurs politiques à sévir sans exception car notre pays regorge de prestigieux instituts de formation des spécialistes dans le domaine de la construction sans oublier d’excellents architectes dont les réalisations font la fierté de la Côte d’Ivoire dans le monde (ENSTP et le cabinet international d’architecte (DIABATE ET KOFFI).
Depuis l’indépendance de notre pays, le père de la Côte d’Ivoire moderne dans sa vision a créé la Direction générale des grands travaux devenu aujourd’hui le BNETD pour effectuer le contrôle, la fiabilité et la certification des ouvrages réalisés dans notre pays en prenant en compte le cahier de charge des structures ayant réalisées les ouvrages. A côté du BNETD, figure l’AGEROUTE, Agence de gestion des routes) qui se consacre aux infrastructures routières.
Aujourd’hui le BNETD a une expertise reconnue à l’internationale pour le contrôle et la certification des ouvrages réalisées dans le secteur du BTP, pour le cas spécifique de notre pays depuis la gouvernance du président de la République Laurent Gbagbo dont l’AGEROUTE a été créée, la certification des ouvrages routières est exclusivement réservée à cette structure, et le BNEDT s’occupe de la certification et le contrôle des infrastructures. Il faut dresser le bilan du travail de l’AGEROUTE et du BNETD afin de prendre les mesures nécessaires pour éviter ce que nous observons depuis des années.
Nous interpelons les medias en général et particulièrement les medias publics, les leaders d’opinion et les influenceurs pour engager le débat autour de cette problématique de la qualité des ouvrages afin d’éviter les effondrements dans le secteur du BTP pour éviter les morts inutiles.
Toutes les structures étatiques œuvrant dans le secteur du BTP et de la construction, de l’attribution des marchés publics, le BNETD, le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, du ministère de l'Equipement routier, le ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité doit apporter des explications et des réponses aux multiples interrogations des populations.
Les différentes responsabilités doivent être situées afin que le Premier ministre et le président de la République prennent des mesures pour mettre un terme au désordre que nous observons depuis des années, lesquels désordres ternissent l'image du gouvernement qui œuvre à offrir d'importants édifices à notre pays.
Adou Evariste
Analyste politique





