sommet tof.jpg

L’ombre des migrants a plané sur l’ouverture du 5ème sommet UA-UA. La question de la vente des migrants en Libye a été à l’ordre du jour comme souhaité, le mercredi dernier en conseil des ministres. Ce fléau a non seulement été évoqué mais condamnée par l’ensemble des participants, hier à Abidjan à l’hôtel Sofitel ivoire.

Alassane Ouattara a une seconde fois réitéré son indignation face à la vente des migrants en Libye. A l’ouverture du 5ème sommet de l’Union africaine-Union Européenne, le chef de l’Etat ivoirien parlant de la lutte contre le terrorisme, a souhaité que l’Union Européenne, les pays européens et les nations unies fassent davantage d’efforts dans la lutte contre cette insécurité internationale. Selon lui, la sécurité de l’Afrique et de l’Europe ne dépendra que de leur capacité à régler la crise en Libye en mettant fin par tous les moyens aux traitements inhumains infligés aux migrants. « L’actualité nous offre un triste exemple en Libye et nous interpelle sur une situation qui est devenue totalement inacceptable. Face à ce drame ignoble qui nous rappelle les pires heures de l’histoire de l’humanité j’en appelle à notre sens de responsabilité collective pour prendre des mesures urgentes et vigoureuses pour mettre fin à ces pratiques indignes d’un autre âge », a-t-il dénoncé. Il a aussi demandé que les efforts des uns et des autres soient intensifiés pour démanteler les réseaux des passeurs et de trafiquants d’êtres humains.  Outre ce plaidoyer, le président ivoirien a appelé ses hôtes à faire davantage d’efforts pour la jeunesse qui représente 60% de la population. « Ce pourcentage élevé de la jeunesse est une richesse, mais deviendra un risque si nous ne faisons pas d’efforts en mettant les moyens à sa disposition », a-t-il averti. Antonio Guterres, secrétaire générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a lui aussi indiqué que les jeunes sont le moteur des sociétés, pour cela, ils méritent d’être écoutés. Abordant le chapitre de l’immigration, il a soutenu que tous les pays ont l’obligation de surveiller leurs frontières de manière souveraine et responsable, mais que cela devrait se faire dans le respect du droit international des réfugiés et des migrants. « Quand l’immigration se fait de manière ordonnée, les migrants contribuent de façon positive aux pays d’accueil qu’aux pays d’origine. Nous ne mettrons pas fin aux tragédies en méditerranée si nous ne créons pas l’opportunité significative de migration légale. Il faut aussi que les politiques de coopération et de développement permettent aux gens de trouver un avenir digne chez eux.  Ces conditions sont essentielles pour combattre les trafiquants, les passeurs et les criminels les plus horribles de notre temps », a-t-il indiqué.  Quant au président de l’union africaine, le chef de l’Etat guinéen, il a souhaité que les africains et les européens se donnent la main afin de mettre un frein à cette crise migratoire qui durcirait les relations entre les deux continents, tout en condamnant ce qui se passe en Libye. « Ces faits sont intolérables est inacceptables. La communauté internationale doit prendre des mesures fermes pour mettre fin à ces crimes d’un autre âge », a-t-il martelé. Outre cette problématique de l’immigration, les questions du réchauffement climatique, de l’emploi jeune et du partenariat économique Europe-Afrique ont également été abordées.

L.F.