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L’Organisation internationale de la police criminelle (Oipc) connue sous le nom d’Interpol vient de porter un gros coup au moral des trafiquants fauniques à l’échelle mondiale. L’organisation basée à Lyon (France) a annoncé le 10 juillet dernier avoir conclu une vaste opération de démantèlement lancé en juin dernier contre des réseaux spécialisés dans le crime faunique aboutissant à l’interpellation de 582 trafiquants majeurs à travers 109 pays.

L’opération lancée en juin de cette année par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (Omd) avec la participation d’enquêteurs d’une centaine de pays a débouché sur différentes saisies d’une grande ampleur.  

Outre les 582 criminels fauniques appréhendés, les enquêteurs ont mis le grapin sur 440 défenses d’éléphants, plus d’une demi tonne d’objets sculptés en ivoire, plus de 500 kg d’écailles de pangolin (un animal le plus braconné au monde et appartenant à la famille des fourmiliers à qui la médecine traditionnelle asiatique prête des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques).

Aussi, d’autres grandes saisies ont eu lieu en ce qui concerne les espèces sauvages protégées vivantes. Ont été pris aux mains des véreux trafiquants fauniques lors de cette opération, 23 primates, 30 félins, plus de 4 300 oiseaux, près de 10 000 espèces marines dont du corail, des hippocampes, des dauphins et requins, près de 10000 tortues et quelque 1500 reptiles.

D’après les responsables d’Interpol, la saisie globale de cette opération se chiffre en millions de dollars. Avec cette saisie, c’est un véritable coup de massue pour les trafiquants. Qui sont attirés par l’appât du gain facile.

Le Wwf, une organisation internationale pour la conservation de la nature estime à 15 milliards de dollars en 2013 (7.500 milliards de francs CFA) le commerce illégal d’espèces protégées, faisant ainsi du trafic d’espèces protégées l’un des commerces les plus lucratifs au monde. D’autant plus ce commerce illégal des espèces sauvages occupent le 5ème rang des commerces illicites dans le monde après la drogue, les armes, le blanchiment d’argent et le trafic d’être humain. Ces arrestations ont été saluées par les organisations de défense d’espèces sauvages protégée. Le commerce illégal des espèces protégées ne faiblit pas.  Certains pays s’organisent, en effet, pour trouver des mécanismes afin de freiner le trafic d’espèces protégées.

A.A.