TRIBUNE / Yaya Fofana, président du MFA : « La République ne s’hérite pas, elle se sert »
Il est des moments où une Nation doit revenir à l’essentiel. Des moments où il faut rappeler, calmement mais fermement, que la République repose sur la justice, l’équité et l’égalité des chances, et non sur des arrangements ou des réflexes personnels.
Ces moments exigent aussi de dire, sans détour, le besoin vital d’une Côte d’Ivoire UNE et INDIVISIBLE.
Le Président Félix Houphouët-Boigny nous a légué une vérité simple et durable : le pouvoir n’a de sens que s’il est exercé au service du peuple. Servir le peuple, c’est servir tout le peuple, dans sa totalité, dans sa diversité, dans son unité.
La Côte d’Ivoire est une Nation riche de plus de 65 ethnies.
Cette réalité n’est pas un détail.
Elle est un fondement.
65 ethnies, c’est 65 histoires, 65 sensibilités, 65 contributions à la construction nationale.
Les ignorer, c’est fragiliser l’unité.
Les reconnaître, c’est renforcer la République.
C’est pourquoi une Côte d’Ivoire UNE et INDIVISIBLE ne peut se construire que sur une représentation juste, équilibrée et assumée de ses composantes essentielles.
Les grands équilibres nationaux doivent être visibles et respectés :
• le Nord,
• le Sud,
• l’Ouest,
• l’Est.
Aucune région ne doit se sentir oubliée.
Aucune ethnie ne doit se sentir tolérée.
Toutes doivent se sentir reconnues.
Dans une République digne de ce nom, la seule loi et la seule règle doivent être claires et non négociables : la méritocratie et l’égalité de représentation.
La méritocratie, pour que les compétences, l’engagement et le sens de l’État priment toujours.
L’égalité de représentation, pour que la diversité des 65+ ethnies se reflète en proportion ÉGALE dans les responsabilités nationales.
Il ne s’agit ni de favoritisme, ni de calcul.
Il s’agit de justice républicaine.
Être juste, c’est donner la même chance à chacune et à chacun.
Être équitable, c’est garantir que toutes les régions et toutes les composantes du pays ont leur place, à proportion égale, dans la conduite des affaires publiques.
Quand l’accès aux responsabilités semble se réduire à un cercle fermé, la confiance s’effrite.
Quand une partie du pays se sent moins représentée, l’unité vacille.
Et quand l’unité vacille, la stabilité est menacée.
Gouverner, ce n’est pas préparer un passage discret.
Gouverner, c’est équilibrer, rassembler, représenter.
La Côte d’Ivoire n’appartient ni à une famille, ni à un groupe, ni à une région.
Elle appartient à tous ses enfants, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.
Elle ne se fragmente pas.
Elle ne se hiérarchise pas.
Elle a besoin d’être UNE et INDIVISIBLE.
Chaque jeune doit pouvoir se dire : « Moi aussi, j’ai ma chance ».
Chaque femme et chaque homme doit pouvoir croire que l’avenir dépend de son engagement et de ses compétences, dans un pays où toutes les composantes comptent à égalité.
Au Mouvement des Forces d’Avenir, nous croyons à une démocratie exigeante, fidèle à l’esprit républicain et à l’héritage de nos pères fondateurs. Une démocratie où :
• l’État est au-dessus des individus,
• l’unité nationale est sacrée,
• la diversité des 65+ ethnies est respectée,
• et la représentation est équilibrée, équitable et égale.
En définitive, la transmission du pouvoir n’est pas une affaire personnelle. Elle est une responsabilité collective. Elle doit préserver l’unité, garantir le mérite, et refléter équitablement la diversité nationale.
La Côte d’Ivoire est plus grande que les individus.
Elle est UNE et INDIVISIBLE.
Sa seule loi est la méritocratie.
Sa seule règle est la représentation ÉGALE de toutes ses composantes.
Son avenir n’appartient à personne.
Il se construit au service de tous.
Abidjan, le 20 décembre 2025
Yaya Fofana
Président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)





