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Après le coup du Parlement de la CEDEAO, le président de l’Assemblée nationale récidive et fait honte encore à la Côte d’Ivoire toute entière.

En effet, l'Assemblée nationale et le Sénat ivoirien composent chacun une délégation devant prendre part à la rencontre de l'Union des Parlementaires africains qui s'est ouvert ce jeudi 9 mai 2019 à Johannesburg.

Chaque pays avec ses institutions cumulées est tenu de respecter tout au plus 5 membres. Soit 3 pour le parlement et 2 pour le Sénat. 

Et au lieu de 5 représentants par pays, la Côte d'Ivoire émergente s'est retrouvée avec 7 personnes, c'est-à-dire (5 députés et 2 sénateurs).

Que s'est-il passé ?

Les 5 députés étaient déjà inscrits à l'UPA, et représentaient conformément aux dispositions ivoiriennes, aussi bien l'Assemblée nationale que le Sénat dans la mesure où celui-ci n'avait pas encore tous ses membres nommés.

Mais en avril dernier, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, nomme les 33 autres sénateurs. Et Ahoussou Jeannot, le Président de l'institution reçoit une invitation de l'UPA pour Johannesburg.

En Afrique du Sud, Amadou Soumahoro arrive avec ses 5 députés sans tenir compte du Sénat, malgré les précisions contenues dans l'invitation officielle. L'UPA lui avait pourtant indiqué 3 députés. 

Devant le fait accompli à Midrand à Johannesburg, le Bureau de l'UPA met ce dernier devant ses responsabilités. Il doit choisir 3 parmi ses 5 députés.

Mais le PAN n'entend pas de cette oreille. Il refuse et propose: ou les 7 membres des deux institutions participent à la rencontre, ou ce sont les députés de l'Assemblée nationale qui restent. 
Pas question pour lui d'exclure les 2 députés en surplus, membres de sa délégation. 

Le PAN justifie que le Sénat installé par Alassane Ouattara n'a pas encore la plénitude de ses prérogatives alors que les sénateurs ont déjà prêté serment, et peuvent depuis lors, exercer selon la constitution et participer à tous les travaux qui les concernent. 

Après discussion, Amadou Soumahoro confie à Roger Nkodo Dang, Président de l'UPA, la charge de retenir les 3 députés des 5 que lui-même a envoyés. 

Ce dernier va lui répondre qu'il n'en a pas compétence. 

Inspiré de l'article de l'Intelligent d'Abidjan et d'une source à Paris.

Après le coup des deux députés PDCI, celui du Parlement de la CEDEAO, voilà que le PAN ivoirien démontre encore sa méconnaissance des règles de fonctionnement des institutions parlementaires.

 

Pis, dans le cas présent, Amadou Soumahoro déchire le serment fait par les sénateurs et surtout la signature du président Alassane Ouattara qui a nommé conformément à la constitution ivoirienne, les 33 sénateurs restants.

 

Où Amadou Soumahoro s’arrêtera-t-il dans ses bourdes ?

 

T.S.