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Bamba Cheick-Lancina, le député de Kounahiri, situe les responsabilités sur les actes de vandalisme qui ont eu lieu lors des élections des secrétaires départementaux du RHDP dans sa circonscription. Il accuse le maire d’être le seul responsable des violences.

 

Tout avait été mis en œuvre pour des élections apaisées à Kounahiri dans le cadre de ces départementaux.  Qu’est ce qui n’a pas marché pour qu’on assiste à des actes de violence ?

Il faut déjà savoir que le département de Kounahiri comprend les sous-préfectures de Kongasso et de Kounahiri. Malheureusement à Kounahiri, le maire, Bomisso Gérard Benjamin, et son 1er adjoint ont empêché par la violence la tenue de la séance prévue à la permanence du parti. Cela au motif qu’ils ne reconnaissent pas le siège du parti auquel ils prétendent appartenir. Et pourtant, la haute direction du RHDP, dans un souci d’apaisement, a organisé des consultations séparées avec chacun des groupes.  Conformément aux procédures établies par le parti, un listing électoral a été produit à l’issue, nous a-t-on dit, du croisement de toutes les données en possession du parti. Certes, le résultat de ce travail nous a laissé sur notre faim. Car au moins 14 sections n’ont pas été prises en comptes et beaucoup de noms n’ont pas pu figurer sur ce listing. Mais, la direction a expliqué que ce travail n’était pas parfait. Qu’il fallait justement procéder aux élections afin que les nouveaux secrétaires départementaux améliorent le travail et s’attellent à une implantation plus rigoureuse du RHDP dans les perspectives des prochaines échéances électorales. C’est donc avec regret que nous avons assisté à des actes de violences inouïes, encore une fois, de la part du maire Bomisso de Kounahiri et de son premier adjoint Mani Zogbe dit Alan qui ont convoyé des jeunes depuis des villages environnants armés de lances pierres, cailloux, machettes et au moins une arme à feu pour casser dans un premier temps tout le matériel électoral ainsi que les différents listings.

 

Avez-vous les preuves de cette accusation grave ?  Le camp du maire porte les mêmes accusations à votre endroit et pointe du doigt vos partisans ?

Tout le corps préfectoral, le maire de Kongasso et ses adjoints, le député suppléant et moi-même étions les témoins de cette situation malheureuse. (…) La horde de jeunes était conduite par le chef de cabinet du maire de Kounahiri, Aimé Bomisso, le chauffeur du maire Ouattara Jean, le frère du maire, instituteur, Bomisso Anderson, Bomisso Alphonse, garde municipal. Face à cette situation, nous nous sommes rendus au domicile du préfet où se trouvait le chef de mission du RHDP en présence de qui cette casse a été faite. Chemin faisant, les électeurs venus de Kongasso ont été pris à partie par les loubards du maire Bomisso. Les mêmes casseurs du lieu de vote étaient en tête de cette attaque. Les jeunes ont pu mettre la main sur deux casseurs qu’ils ont amenés devant la résidence du préfet. Afin d’attendre les forces de l’ordre, la gendarmerie de Mankono notamment qui avait été appelée pour venir en soutien aux 4 gendarmerie du poste de Kounahiri. Le maire, assis à la mairie, dirigeait les opérations d’attaque. Croyant que c’était pour exiger la libération des casseurs, nous avons accédé à la doléance de la gendarmerie de les auditionner sur place et les emmener à leur poste. C’est au cours de cette audition qu’une quinzaine de tricycles remplis de jeunes en provenance de Gbewa, Gbotopla, Krokropla, fassapla, principalement, ont fait pleuvoir un déluge de pierres sur la résidence du préfet, cassant vitres, tuyaux d’eau, tailladant des personnes à la machette, en blessant à la pierre, détruisant le véhicule du chef de cabinet de Kongasso, volant des motos stationnées que les propriétaires ont dû abandonner pour sauver leur vie face à la barbarie. Le maire Bomisso Gérard Binjamin est à la tête de cette milice destructrice. L’attaque a été menée par son chef de cabinet, son chauffeur personnel, des gardes municipaux, des frères clairement identifiés avec le Maire installé à son poste de contrôle à la mairie et regardant le préfet et une dizaine d’autorités se faire agresser peut-elle laisser un doute sur l’identité du principal meneur ?

 

Quel est le bilan de ces violences ?

On dénombre 11 blessés dont le plus illustre est une icône du RDR. En effet le doyen Bagaté Messi, fauché par le chef cab du maire Bomisso Aimé puis lynché jusqu’à quasiment perdre connaissance. Il s’en est tiré avec 4 points de suture à la tête, le front enflé et le bras tailladé au couteau sur 8 cm. Ce Monsieur qui a failli être tué, un militant de la première heure, a été le premier secrétaire de section du RDR de Kongasso en 1994, compagnon de cellule en 1999 des Henriette Dagri Diabaté, Amadou Gon, Gilbert Kafana Koné et autres. Deux motos volées, une dizaine de téléphones cellulaires, une voiture détruite et la somme de 400.000 F cfa volée au chef de cabinet de Kongasso.   

Propos recueillis par F.A