Vœux 2026 / Yaya Fofana, président du MFA : « Plus que jamais, notre pays a besoin d’une paix solide, d’une stabilité durable et d’une cohésion nationale sincère »
A l’occasion du nouvel an, le président du Mouvement des forces d’avenir (MFA) a adressé ses vœux à la population ivoirienne. Pour Yaya Fofana, la Côte d’Ivoire a besoin plus que jamais « d’une paix solide, d’une stabilité durable et d’une cohésion nationale sincère ». Ci-dessous, son message.
La paix d’abord, l’État toujours, le peuple au cœur
Le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) adresse à chaque Ivoirienne et à chaque Ivoirien ses vœux les plus sincères de paix durable, de santé préservée, de dignité renforcée et d’espérance renouvelée pour l’année 2026.
En cet instant de recueillement national, où les familles ivoiriennes font le bilan du chemin parcouru et nourrissent l’espoir d’un avenir meilleur, notre pensée va d’abord vers celles et ceux qui portent le poids le plus lourd de la vie chère, du chômage, de la précarité, de la maladie et de l’incertitude.
A ces femmes et ces hommes, à cette jeunesse parfois éprouvée mais jamais résignée, le MFA veut dire avec force et clarté qu’ils ne sont ni oubliés, ni invisibles, ni abandonnés.
La République n’est forte que lorsqu’elle protège d’abord les plus fragiles. La dignité, la sécurité et l’avenir de chacun ne sont pas des variables d’ajustement. Ils demeurent au cœur de notre combat politique et moral.
La Côte d’Ivoire entre dans une phase décisive de son histoire. Les choix d’aujourd’hui pèseront durablement sur les générations de demain. Plus que jamais, notre pays a besoin d’une paix solide, d’une stabilité durable et d’une cohésion nationale sincère pour consolider les acquis, corriger les injustices et ouvrir de véritables perspectives à la jeunesse.
Pour le MFA, la paix n’est ni un slogan de circonstance ni un simple héritage à préserver. Elle est une exigence quotidienne, un devoir pour ceux qui gouvernent et un droit fondamental pour le peuple. En 2026, nous réaffirmons avec fermeté notre refus des discours de haine, des violences politiques et de tout ce qui fragilise l’unité nationale et menace le vivre-ensemble ivoirien.
La paix durable et véritable ne saurait toutefois se limiter à l’absence de conflits visibles. Elle ne peut être pleinement consolidée sans une réconciliation sincère et inclusive. Une réconciliation qui, dans le respect strict de la loi et des institutions républicaines, donne à chacune et à chacun l’occasion d’exprimer ses blessures, ses rancœurs et ses attentes, dans l’esprit de nos traditions, autour de l’arbre à palabres, afin de permettre la vérité, le pardon et l’apaisement.
Réconcilier, ce n’est ni effacer l’Histoire ni nier les souffrances. C’est les reconnaître pour mieux construire l’avenir. En 2026, le MFA réaffirme que seule une réconciliation profonde, responsable et respectueuse des cadres républicains, peut fonder une paix solide et partagée.
La paix n’a cependant de sens que si elle se vit concrètement dans l’assiette, le travail et l’avenir des familles. La paix sans justice sociale demeure fragile. La croissance sans partage reste une promesse vide. Lorsqu’un espoir s’éteint, il devient un danger pour la paix.
L’année écoulée a rappelé avec force les difficultés auxquelles font face les ménages, notamment la cherté de la vie, la pression sur le pouvoir d’achat et l’accès difficile à l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes.
Le MFA fait de la lutte contre la vie chère, de la création d’emplois décents et du renforcement des services sociaux essentiels, notamment l’éducation, la santé et la protection sociale, le cœur battant de son engagement politique en 2026. Notre vision est claire et assumée. Une République qui protège les plus vulnérables, libère les énergies de la jeunesse et répartit équitablement les fruits de la croissance nationale.
La jeunesse ivoirienne restera au centre de notre action. Majoritaire, créative et courageuse, elle est la force vive d’aujourd’hui et la relève dirigeante de demain. Pourtant, trop de jeunes demeurent en marge, exposés au chômage, au sous-emploi ou à l’exil, faute de perspectives claires. Le MFA refuse cette fatalité.
Nous considérons la jeunesse non comme un problème à gérer, mais comme une solution à organiser. Cela passe par une formation adaptée aux réalités économiques, un soutien réel à l’entrepreneuriat, un accompagnement vers les secteurs porteurs et une participation effective aux décisions publiques.
Le MFA tient également à alerter avec responsabilité sur une menace silencieuse mais grave qui fragilise notre jeunesse et notre cohésion sociale. Il s’agit de la prolifération de la drogue, de la multiplication des fumoirs et de la banalisation de certaines formes de dépravation des mœurs. Ces phénomènes ne sont pas isolés. Ils constituent un enjeu majeur de sécurité, de santé publique et de valeurs.
En 2026, le MFA plaide pour une réponse ferme mais juste, fondée sur la prévention, l’éducation, l’encadrement des jeunes, le soutien aux familles et l’application rigoureuse de la loi. Redonner des repères à la jeunesse, c’est aussi redonner à la jeune fille ivoirienne toute sa dignité et les valeurs qui ont toujours fait la force morale de notre société. Protéger la jeune fille, c’est protéger la Nation tout entière.
Cette ambition exige des élites à la hauteur de la Nation et pleinement conscientes du poids de l’Histoire. Le MFA le rappelle avec constance. La République ne s’hérite pas, elle se sert. Le pouvoir n’est ni un privilège ni un patrimoine personnel. Il est une charge exercée au nom du peuple et sous le regard de l’Histoire.
Cette exigence de responsabilité passe également par une lutte crédible et constante contre la corruption, fondée sur le principe de zéro impunité, dans le strict respect de l’État de droit. La corruption mine la confiance, affaiblit l’État et nourrit les frustrations sociales. La combattre efficacement demeure une condition essentielle de la paix durable et de la justice sociale.
Le MFA réaffirme aussi son attachement à la liberté individuelle, pilier de toute démocratie, mais à une liberté exercée avec responsabilité, dans le respect de la loi, des valeurs républicaines et des droits d’autrui. Liberté et responsabilité ne s’opposent pas. Elles se complètent et constituent ensemble le socle d’une société apaisée et disciplinée.
Fidèle à l’héritage républicain de la Côte d’Ivoire, le MFA rappelle que l’autorité n’a de valeur que lorsqu’elle protège, rassemble et élève le peuple. L’Histoire observe toujours celles et ceux qui ont la charge de l’État. La grandeur d’un dirigeant se mesure aussi à sa capacité à consolider la paix, à préparer la relève et à inscrire son action dans la continuité républicaine, au service exclusif de la Nation.
Au seuil de cette nouvelle année, l’Histoire retiendra celles et ceux qui auront su placer l’intérêt national au-dessus des calculs du moment.
Le MFA prend devant le peuple ivoirien un engagement clair et solennel. Parler vrai, défendre la paix, porter la cause de la justice sociale et rester fermement du côté de l’intérêt général. Nous serons une force de propositions, de vigilance et de responsabilité, respectueuse des institutions, mais déterminée à refuser la résignation, l’injustice et l’oubli du peuple.
Que 2026 soit pour notre Nation une année de paix consolidée, d’espoir retrouvé et de progrès réellement partagé, pour toutes les régions, toutes les générations et toutes les communautés.
La paix d’abord, l’État toujours, le peuple au cœur.
Fait à Abidjan, le 31 décembre 2025
Yaya Fofana
Président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)





