Le conflit entre les Lobis et Peulhs est monteé d’un cran. A violence qui a pris place dans les rapports entre ces deux communautés ne fait pas de quartier. Le premier bilan officiel ce vendredi, fait état de vingt deux (22) morts dont deux (2) gendarmes et trois (3) dozos ainsi que des blessés dont le nombre n’a pas été révélé.

A en croire une source locale, l’affrontement entre les Koulangos tuteurs des peulhs et les Lobis, débuté à la mi-journée du jeudi s’est propagé dans certaines contrées de la région du Boukani située au nord-est du pays.

Avec les deux gendarmes et les trois dozos, cinq autres personnes ont perdu la vie à dans la ville de Bouna, deux dans le village de Saye, six à Ditoureouo, deux à Yalo et deux autres à Sitedouo. Ce qui fait pour l’heure un bilan de 22 morts.

Après un calme précaire qui a régné vendredi matin dans la zone où commerces, banques et autres ont fermé, les affrontements ont repris comme selon ce qui était craint par les habitants.

Nous apprenons que les chasseurs traditionnels Dozos se sont livrés dès ce matin à une chasse aux malinkés. Les populations apeurées tentent de se réfugier dans la base de l’ONUCI alors que le marché a été incendié.

Au moment où nous publions, des affrontements entre dozos et forces de l\'ordre ont été signalés au quartier \"Gborontchera\".

Depuis près d\'une semaine, une affaire de bétail de peulh qui détruit des plantations d’autochtones est à l\'origine du drame qui a viré au sang depuis jeudi dans cette partie nord est de la Côte d\'Ivoire.

PAM avec koaci