COME BACK POLITIQUE. Le PDCI-RDA n'a pas encore été réduit à l'état de vestiges au Nord. C'est vrai que depuis sa perte du pouvoir en 1999, ses élus se comptent sur le bout des doigts d'une main dans cette partie du pays où l'alliance entre Félix Houphouët-Boigny et Peléforo Gbon Coulibaly l'avait enraciné sous la colonisation, mais il semble faire son come back politique. 

Après des années de chape de plomb, presque personne ne s'attendait à ce que le plus vieux parti du pays a réussi, ce 12 septembre 2026 à Korhogo, capitale de la région du Poro : une formidable mobilisation populaire à l'occasion de la célébration de ses 80 ans d'existence.

Les populations ont commencé à vaincre les campagnes de peur et d'intimidation qu'avait conduites Cissé Ibrahim dit Bacongo, secrétaire exécutif du RHDP. Inquiet de l'appartenance de Cheick Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA et adversaire, à la religion musulmane comme la quasi-totalité des militants et sympathisants du parti au pouvoir, Bacongo affirmait, en signe de mise en garde : "Nous ne sommes pas les mêmes".

Les choses semblent évoluer. Comme le soutenait, le 17 août 2013 à Gagnoa, Guillaume Kigbafori Soro, président de l'Assemblée nationale, la Côte d'Ivoire est une et indivisible. Et autant Gagnoa, chez Laurent Gbagbo, "n'est pas une principauté", autant Korhogo, chez Amadou Gon Coulibaly, a démontré qu'elle appartient à tous les partis politiques, dans le respect et la manifestation des différences. 

Une contribution de F. M. Bally

 

Nb : Le titre est de la rédaction.