En Egypte, au moins 235 personnes ont été tuées et 120 autres blessées dans un attentat contre une mosquée du Nord-Sinaï ce vendredi 24 novembre 2017, a annoncé l’agence officielle Mena. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a convoqué une réunion avec les ministres de la Défense et de l’Intérieur ainsi que les chefs du renseignement civil et militaire après l’attentat.

C’est vers la fin de la grande prière du vendredi que l’attentat a eu lieu contre la mosquée al-Rawda de la ville de Bir al-Abd, à une cinquantaine de kilomètres de Rafah à la frontière avec Gaza.

Selon des témoins, une bombe a explosé aux abords de la mosquée avant que des hommes armés ne tirent sur les fidèles qui tentaient de fuir la mosquée. La majorité des victimes seraient des civils, y compris des enfants, mais aussi de nombreux conscrits de l’armée et de la police.

C’est la première fois qu’une mosquée est attaquée dans le Nord-Sinaï. Elle appartient aux « tariqa » soufis considérés comme hérétiques par les extrémistes musulmans. Les agresseurs ont tiré sur les premières ambulances arrivées sur place avant de prendre la fuite à bord de véhicules 4x4, ont indiqué des témoins.

Réponse « brutale »

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promis une réponse « brutale » après l'attaque. « Les forces armées et la police vengeront nos martyrs et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement », a-t-il déclaré lors d'un discours télévisé très ferme.

Donald Trump a lui dénoncé une « attaque terroriste horrible et lâche » visant des « fidèles innocents et sans défense ». « Le monde ne peut pas tolérer le terrorisme, nous devons vaincre militairement [les terroristes] et discréditer l'idéologie extrémiste qui forme la base de leur existence ! », écrit le président américain dans un tweet.

 

Rfi